Voici prologue de cette fiction, que j'ai nommé
A c½ur ouvert ~Journal d'une professeure de Lettres~. Bon OK, c'est un peu long comme titre, mais je trouve que ça fait classe. Mais on dira plus communément
A c½ur ouvert, ce sera plus simple pour tout le monde !
Sur ce, bonne lecture, et laissez vos impressions, s'il vous plait...
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______Un soir d'automne 2009,____________« Je ne sais pas pourquoi j'écris soudainement dans un journal. J'ai toujours trouvé cette pratique stupide. Pourtant, n'est-ce ____________pas ce qu'on fait bon nombre d'écrivains célèbres dans le monde entier ? Un effroyable besoin d'extérioriser mes émotions a ____________surgi du plus profond de mon être. Et ce depuis mon arrivée au pensionnat Atotsugi, situé en bordure de mer, à quelques ____________kilomètres de Kanazawa. Je ne comprends pas pourquoi. Je me demande même si cela n'a pas un lien avec cet infirmier. ____________Natchi Mogami. Il a réveillé en moi des souvenirs que j'aurais préféré oublier pour toujours... »
____________La jeune femme posa son crayon sur la table. Elle n'avait pas le c½ur à écrire, ce soir. Et encore moins pour décrire tout ce ______qui se passait dans son esprit depuis son recrutement au poste de professeur de Lettres, à Atotsugi. Elle avait accepté de l'occuper afin de ______commencer une nouvelle vie en retrait, loin de Yokohama, loin de son quotidien qui avait fini par devenir insupportable. Et pourtant, son ______passé était en train de la rattraper malgré elle.
____________Elle décida alors de se lever, refermant le petit carnet qu'elle avait acheté dans l'après-midi, à Kanazawa. Ce dernier avait une ______couverture en cuir rouge, à l'allure sobre. Il pouvait parfaitement se glisser dans un sac à main et passer pour un banal agenda. ______L'enseignante marcha jusqu'à hauteur de la petite fenêtre surplombant son lit. Ses pas, surmontaient d'escarpins, résonnaient contre le ______parquet flottant de la chambre. Elle repoussa d'une main les fins rideaux semi-opaques grenats et regarda l'extérieur d'un ½il distrait. Son ______regard, caché derrière des lunettes aux branches noires et fines, balaya lentement la cour faiblement éclairée par des lampadaires à la ______lumière blanche, tamisée par des globes de verre translucide. Cette lueur se reflétait gentiment sur les iris turquoise de l'enseignante, leur ______donnant un aspect mystérieux et envoûtant. Elle resta ainsi durant quelques minutes avant de faire volte-face, lassée. Elle passa ses doigts ______effilés dans ses cheveux cendrés, coupés au niveau de la nuque et retira ses montures qu'elle posa ensuite sur la table de chevet placée ______juste à côté de son lit simple. Elle s'assit dessus et retira ses chaussures avec légèreté, dévoilant ses pieds nus, et les laissa glisser sur le ______sol, un peu plus loin. Elle déboutonna ensuite son chemisier en lin écru et l'ôta de ses frêles épaules. Sa peau était claire sans l'être trop ______pour la comparer à la blancheur de la neige. La jeune femme replia le linge et le posa sur un valet de chambre près d'elle. Elle ouvrit ______ensuite la fermeture Éclair de son pantalon gris ardoise qu'elle laissa tomber à terre. Elle se pencha et le ramassa afin qu'il rejoigne son ______homologue.
____________Elle se dirigea alors dans la salle de bain adjacente à sa chambre à coucher. Elle se brossa rapidement les dents et attrapa sa ______trousse de toilette où étaient rangés du coton et un flacon de démaquillant. Elle l'ouvrit et en appliqua quelques gouttes sur la surface ______duveteuse du tissu. Puis elle le frotta légèrement contre ses yeux et ses joues. Elle enfila ensuite une chemise de nuit en satin blanc et ______retrouva son lit où elle se mit sous la couette et éteignit la lumière. Demain annonçait une nouvelle journée de cours.
____________Sur la porte de sa chambre, à l'extérieur, un écriteau indiquait :
______« MIURA Yui, professeure de Lettres »
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Alors ?